Communiqué de presse de Paysages de France
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Une gigantesque enseigne McDonald’s ainsi que des panneaux publicitaires Avenir (groupe JCDecaux) et CBS, installés en violation du Code de l’environnement, ont été démontés dans le Pas-de-Calais
Illégal et — de l’aveu même de McDonald’s — totalement incompatible avec le minimum requis en matière de respect de l’environnement et du paysage
McDonald’s : le grand écart
McDonald’s n’hésite pas à communique sur le thème de l’environnement et fait de ce thème un argument publicitaire. Or, bien que McDonald’s ait reconnu qu’une proportion importante des ses enseignes étaient en infraction, bien que des déclarations solennelles aient été faites concernant « une démarche de réduction de la hauteur des totems », force est de constater que, plus d’une décennie après les premières démarches de Paysages de France, le minimum requis en la matière, à savoir le respect des lois destinées à protéger l’environnement, n’est toujours pas acquis.
Pire, des dérogations ont été demandées pour des enseignes qui, du fait de leurs dimensions, sont à l’évidence — et de l’aveu même de McDonald’s, qui s’est engagée à développer des modèles d’enseignes beaucoup moins imposantes — , totalement incompatibles avec le minimum requis sen matière de respect de l’environnement et du paysage. C’est notamment le cas de l’enseigne de Haguenau (Bas-Rhin) ou de celle de Dijon (Côte-d’Or), toujours en place aujourd’hui.
Avenir (groupe JCDecaux) : le premier afficheur de France ignore-t-il toujours que l’installation d’un panneau publicitaire hors agglomération est un délit ?
Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’afficheur JCDecaux, pourtant mieux placé que quiconque pour connaître les dispositions du Code de l’environnement en matière d’affichage publicitaire, continuerait donc à exploiter des panneaux violant une des dispositions les plus sacro-saintes du Code de l’environnement. Y compris des 4x3 scellés au sol, dispositifs unanimement considérés comme le pire symbole de la pollution en matière d’affichage publicitaire. À Étaples (Pas-de-Calais), c’était encore très récemment le cas (panneau AVENIR ETA.F.1.1).
« (Notre groupe) est engagé dans une démarche respectueuse tant vis-à-vis des tiers tels que les associations de protection du cadre de vie, dont Paysages de France, que des dispositions applicables en matière de Publicité Extérieure » Jean-Charles DECAUX, Président de la société AVENIR, 30 juillet 2007)
CBS : les condamnations n’auront pas servi de leçons
Malgré les démarches déjà anciennes de Paysages de France auprès de son P.-D.G et bien que CBS ait été condamnée plusieurs fois, les pratiques de cet afficheur ne semblent pas évoluer.
C’est du moins ce que tend à démontrer le panneau d’Étaples : en effet, ce dernier n’a été supprimé que récemment, à la suite de la demande adressée par l’association, en octobre 2009, au préfet du Pas-de-Calais.
Pire, l’afficheur va jusqu’à contester aujourd’hui, devant les tribunaux (requête de CBS contre le préfet du Tarn), le principe même de l’interdiction de la publicité dans les parcs naturels régionaux, cela alors même que la loi prévoit expressément la possibilité de déroger à cette interdiction et que, de ce fait, certaines communes faisant partie d’un parc naturel sont paradoxalement plus dégradées que certaines communes "ordinaires", voire de banlieue, où des zones de publicité restreinte ont été mises en place par les maires.
« Je vous informe que notre société est particulièrement sensible et soucieuse de la protection de l’environnement » (François MORINIERE, ex-président du directoire de CBS OUTDOOR, lettre du 24 août 2005 au président de Paysages de France).