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Quand le préfet de Haute-Corse se fait devancer par la tempête !

23.01.2018

Le 27 décembre 2016, Paysages de France adressait au préfet de Haute-Corse un dossier de 49 fiches d'infraction concernant des panneaux publicitaires illégaux installés sur les communes de Campitello, Omessa, Patro-di-Giovellina, Piedigriggio, Soveria, Valle-di-Rostino et Volpajola.

Un an après cette saisine, les panneaux étaient toujours en place et aucune action sérieuse des services préfectoraux ne semblait avoir été mise en route.

2 panneaux double face installés hors agglomération à Barchetta (commune de Volpajola)

Des tempêtes redoutables mais efficaces !

Mais c'était sans compter sur les tempêtes qui ont déferlé sur la Corse en janvier 2018. Lors de la première salve du 7 janvier, l'un des panneaux ci-dessus perdait plusieurs plaques de tôle qui traversaient alors la route à grande circulation reliant Bastia à Ajaccio, l'une d'elles atterrissant  dans le terrain d'un propriétaire riverain, au risque de provoquer un accident grave.

Après la tempête du 7 janvier

Les éléments naturels se déchaînaient une seconde fois le 17 janvier, et c'est le second panneau qui cette fois était touché, puisqu'il se couchait littéralement sur le sol, le vent disséminant des morceaux métalliques tout autour, sur la route ainsi que les terrains avoisinnants. Heureusement, là encore, aucune victime n'était à déplorer.

Après la tempête du 17 janvier

Le préfet doit agir, et vite ! 

Avant que de tels incidents ne se reproduisent et n'entraînent des conséquences graves, le préfet de Haute-Corse doit faire cesser ces infractions au plus vite. 

Comme l'indique l'article L.581-27 du Code de l'Environnement :
« Dès la constatation d'une publicité, d'une enseigne ou d'une préenseigne irrégulière [...], l’autorité compétente en matière de police prend un arrêté ordonnant, dans les quinze jours, soit la suppression, soit la mise en conformité [...], des publicités, enseignes ou préenseignes en cause, ainsi que, le cas échéant, la remise en état des lieux."

Pourquoi ces panneaux illégaux, signalés au préfet il y a plus d'un an, sont-ils toujours en place ?

Les Corses doivent-ils attendre que de nouvelles tempêtes se substituent au préfet, dont le rôle premier est bien de faire appliquer la loi sur le territoire dont il a la charge ?

Les Corses devront-ils subir encore longtemps ces panneaux illégaux dangereux et aux effets dévastateurs sur un environnement et des paysages à sauvegarder et valoriser ?