


Communiqué de presse de Paysages de France
Contact presse : 06 82 76 55 84
Avec le jugement rendu le 16 décembre 2010 par le tribunal administratif de Versailles, c’est donc la cinquantième fois que, à la suite de la saisine de la justice par Paysages de France, l’État est condamné à cause de la carence d’un préfet de la République.
Une carence d’autant plus scandaleuse :
Compte tenu du nombre forcément limité d’actions que peut engager l’association, laquelle ne saisit la justice qu’en dernier recours, on peut imaginer aisément l’ampleur que représente la délinquance en matière d’affichage publicitaire et d’enseignes.
Le 31 décembre 2010, à l’occasion de ses vœux, le président de la République a déclaré solennellement :
« Le respect de la loi est intangible. On ne la bafoue pas ! »
À l’occasion de cette cinquantième condamnation, l’association Paysages de France, qui depuis plus de quinze ans, ne cesse d’alerter les pouvoirs publics et, notamment, les ministres de l’Environnement ainsi que les ministres de l’Intérieur, demande au président de la République de donner les instructions nécessaires pour que soit mis fin à la carence dont font preuve de manière quasi systématique nombre de préfets, y compris dans le département où l’association a son siège.
De même, alors que depuis trente ans la loi est violée jusque dans les 46 parcs naturels régionaux (PNR) de France, Paysages de France lance un appel à la ministre de l’Écologie pour que le décret d’application de la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement permette d’encadrer les nouveaux types de dispositifs les plus agressifs (publicité sur bâche, écrans vidéo http://www.outdoorlightmedia.com/, etc.) et de mettre un terme à « l’effet dévastateur » [1] qu’ont eu sur le paysage français les décrets des années 80, à cause de :
Voir aussi communiqués du 6 décembre 2010 "Grenelle de l’affichage" : le naufrage ? et du 14 novembre 2010 "Grenelle 2", imposture ?
Alors que le débat sur l’identité nationale tel qu’il a été lancé en 2009 a pu susciter tensions et polémiques, la question du paysage ne peut que rassembler les citoyens. Le paysage, « patrimoine commun de la nation » (loi du 2 février 1995), c’est en effet le visage d’un pays.
Empêcher qu’il ne soit agressé, dénaturé, outragé, faire respecter les lois destinées à le protéger des agressions qui le défigurent est donc non seulement un enjeu national, mais aussi un enjeu international dès lors que chaque nation a la responsabilité de gérer une parcelle du patrimoine commun que représente, pour l’humanité, notre planète.
Il faut donc que l’année 2011 soit, sur ce plan, celle qui rattrapera, dans notre pays du moins, trente années de gâchis.
Bien que la société McDonald’s ait été alertée à maintes reprises par Paysages de France et malgré ses engagements réitérés de respecter enfin le Code de l’environnement, ce panneau, constitutif d’un délit, avait été installé en toute illégalité dans le PNR du Gâtinais français
À ce jour, l’association n’a été destinataire d’aucune réponse à ses courriers des 26 janvier et 19 octobre 2010
(1) Communiqué du 11 juin 2008 du ministère de l’Écologie
[1] Communiqué du 11 juin 2008 du ministère de l’Écologie