Communiqué de presse de Paysages de France
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Paris sous le joug du régime d’exception ? Réponse ce soir !
Aujourd’hui, à partir de 15 heures 30, ultime réunion du groupe de travail chargé d’élaborer le futur règlement de publicité de Paris. Voir aussi : Paris : le beurre et l’argent du beurre pour les afficheurs ? Réponse : mardi 1er février 2011 !
La mise en place d’un tel règlement à Paris est la seule façon de mettre en place un régime d’exception autorisant la publicité là où elle est interdite par le Code de l’environnement.
Or en l’absence de règlement de publicité, 80 % de Paris seraient épargnés de toute publicité !
Sans ce régime d’exception, des milliers de panneaux installés sur les trottoirs de Paris devraient dégager !
Sans ce régime d’exception, les publicitaires devraient dégager de 80 % de la capitale.
Face à cette situation, Paysages de France demande au maire de Paris, non pas d’interdire la publicité dans Paris, mais de libérer Paris du joug publicitaire en renonçant au moins aux mesures les plus grossièrement inacceptables ! (voir document joint)
Régime d’exception
La mairie envisage par exemple, aujourd’hui encore :
d’autoriser l’installation de milliers de panneaux sur le domaine public
d’autoriser ce qui est désormais banni partout (les doublons de panneaux scellés au sol de grand format !).
de donner un contre-exemple flagrant de ce qu’il convient de faire en matière de lutte contre la gaspillage énergétique, en autorisant l’éclairage et la motorisation des panneaux ainsi que le défilement des affiches.
Afficheurs : toujours plus !
Mais pour les afficheurs (représentés par Stéphane Dottelonde, président de l’UPE), épaulés par le MEDEF et la CCIP notamment, ce n’est jamais assez :
Le 19 janvier 2011, ces derniers écrivaient à Bertrand DELANOË pour demander notamment : « la suppression de l’interdiction du défilement nocturne des panneaux publicitaires » (en gras dans le texte) ! Cela alors que la simple application de la loi leur interdirait de planter un seul panneau sur 80% du territoire de Paris.
L’afficheur JCDECAUX est même allé jusqu’à demander la création de zones de publicité élargie (ZPE) : une véritable provocation lorsqu’on sait que la loi du 12 juillet 2010 a supprimé les ZPE et que cet afficheur, tout comme les deux autres piliers de l’UPE, a été condamné à plusieurs reprises pour violation du Code de l’environnement.