


Communiqué de presse de Paysages de France
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Le résultat de la réunion du 11 février 2011, à l’issue de laquelle a été voté le projet de règlement de publicité de Paris, est hélas ce que l’on pouvait craindre : une très mauvaise nouvelle pour Paris et les Parisiens, lâchés par un maire incapable de tenir tête aux afficheurs, au MEDEF et autres groupes de pression.
Jamais en effet les pressions et le contrôle de l’information n’auront été aussi forts : offensive extrêmement agressive des afficheurs depuis des semaines, manipulation de l’opinion par un énorme mensonge par omission, instrumentalisation des médias qui n’ont fait que relayer, jour après jour, la propagande du MEDEF, de la CCIP et, surtout, de Stéphane Dottelonde*, chef de file de l’UPE, organisation regroupant les gros de l’affichage publicitaire que sont JCDecaux, CBS et Clear Channel.
En effet, une telle mesure aurait placé la capitale sous le régime général du Code de l’environnement, dont la simple application aurait en effet, du fait de la présence de très nombreux espaces protégés, interdit l’affichage publicitaire sur 80 % du territoire de la ville.
Or le maire de Paris a non seulement décidé de déroger au régime général et de placer la capitale sous un régime d’exception, mais il le fait sans frein puisque, par exemple, sera autorisée l’installation :
Le seul aspect positif de cette mise en coupe réglée de Paris sous les coups de boutoir des afficheurs, du MEDEF et de leurs alliés, c’est que le futur règlement de publicité pourrait être, sur certains points, un peu moins pire que celui concocté dans le passé par les prédécesseurs de Bertrand Delanoë.
Mais c’est sans compter avec l’aggravation de la situation du fait du recours, désormais systématique, à l’éclairage et à la motorisation des panneaux ainsi qu’à l’intrusion des écrans vidéo dont l’effet perturbateur est sans commune mesure avec les affiches papier d’autrefois et même avec les affiches éclairées et défilantes d’aujourd’hui.
* En juin 2006, Stéphane Dottelonde s’était prévalu publiquement, sur LCI et sur Europe 1, de la participation de Paysages de France aux débats. Mais déjà, dans le même temps, il faisait tout pour écarter de ce débat la seule association nationale de protection de l’environnement à connaître toute la vérité sur les pratiques de certains afficheurs et à faire tomber par centaines les panneaux publicitaires implantés en violation du Code de l’environnement par les délinquants de l’environnement...
Voir aussi le communiqué de Résistance à l’agression publicitaire (RAP) http://antipub.org/spip.php?article204