



Contact : 05 63 66 15 34 et 06 48 41 34 06
Une opération de recouvrement de panneaux 4x3 aura lieu le 24 septembre à MONTAUBAN, à l’initiative de Paysages de France.
Rendez-vous à 15 heures devant la piscine Chambord, bd. Blaise Doumerc.
« ABOMINATION DES ENTRÉES DE VILLE »
Lorsque Michel Serres évoquait « l’abomination des entrées de ville » à la française, peut-être pensait-il à celles de Montauban, à ses zones commerciales débridées, dévoreuses d’espace, qui étalent leur laideur sur des kilomètres, le long des axes principaux. Ce sont en tout cas ces entrées de Montauban qui, récemment encore, ont été montrées du doigt aussi bien par France 2 (émission Complément d’Enquête) que par ARTE (émission Global Mag).
Or les seuls progrès enregistrés au cours des dernières années pour maîtriser cet océan de laideur et de médiocrité, ont été le résultat des actions conduites par Paysages de France. Grâce à ces dernières, ce sont en effet des dizaines de panneaux publicitaires et d’enseignes, parfois géantes, qui ont été démontés ou raccourcis.
DÉLIT PASSIBLE D’UNE AMENDE DE 7 500 €
Ces actions ont eu également pour mérite de sensibiliser la mairie, qui s’est alors engagée dans la mise en place d’un règlement local de publicité (RLP). Ce dernier, censé améliorer (un petit peu) la situation, est opposable depuis le mois de juin 2011.
Or, bien que le maintien en place d’une publicité, d’une enseigne ou une préenseigne au-delà des délais de mise en conformité soit un délit puni d’une amende de 7 500 euros (article L. 581-34 du Code de l’environnement), un grand nombre de panneaux publicitaires et d’enseignes contrevenant à ce règlement sont toujours en place.
LE MAIRE TENU DE METTRE EN DEMEURE LES POLLUEURS DÉLINQUANTS
Face à ce scandale (notamment des afficheurs délinquants qui continuent à polluer le paysage et à engranger des revenus illégaux en toute impunité), Paysages de France demande au maire de mettre immédiatement en œuvre les dispositions de l’article L. 581-27 du Code de l’environnement, lequel lui impose de prendre des arrêtés mettant en demeure les contrevenants de se mettre en règle dans les 15 jours, à peine, à l’issue de ce délai, d’une astreinte de 200 € par jour et par face publicitaire ou enseigne.
LABEL "VILLE FLEURIE" : HEUREUSEMENT QUE LE RIDICULE NE TUE PAS
Bien que la maîtrise de l’affichage publicitaire et la requalification des entrées de ville soient censées faire partie des critères d’attribution du label Ville fleurie, Montauban est gratifiée de trois fleurs ! Une pratique courante de la part du Conseil national des Villes et Villages fleuris, dont le président répond aux abonnés absents lorsqu’on le saisit de situations aussi abracadabrantesques que celle qui prévaut à Montauban...ou à Bourges (photo ci-dessus).
DÉPEÇAGE DU "GRENELLE DE L’AFFICHAGE"
Alors que le dépeçage du "Grenelle de l’affichage" se poursuit, ces actions de recouvrement de panneaux ont également pour but de dénoncer l’attitude d’un gouvernement qui, chaque jour davantage, montre que ce sont les afficheurs et autres "professionnels" de la pollution du paysage qui décident.
REFAIRE LA LOI PARCE QUE C’EST « INSUPPORTABLE » (Yves Cochet)
Il s’agit donc désormais de regarder vers le futur, bref de « réveiller le législatif, réveiller la politique et les politiciens en leur disant c’est insupportable, donc il faut refaire la loi » (Yves Cochet, procès des Déboulonneurs, Paris, 7 septembre 2011)