



Le numéro d’avril 2012 de La Décroissance consacre un dossier de deux pages – intitulé "La France défigurée" – aux effets catastrophiques de la logique productiviste sur le paysage :
« En ces temps d’élection, les hommes politiques n’ont que l’amour de la France (éternelle) à la bouche. Ce sont les mêmes qui saccagent notre patrimoine depuis des décennies à coups de grandes surfaces, d’autoroutes, de panneaux publicitaires, d’aéroports, de zones pavillonnaires, de lignes TGV, de centrales nucléaires ou encore de lignes à haute tension »
Le dossier comporte un article de Jean-Luc Coudray, écrivain et dessinateur, chroniqueur à La Décroissance, un "billet d’humeur" d’Yvan Gradis, écrivain et militant, ainsi qu’un long entretien sur le "Grenelle de l’affichage", avec Pierre-Jean Delahousse, président de Paysages de France.
Pour Jean-Luc Coudray, « l’homme n’a pas inventé la beauté, qui existait avant lui, mais la laideur ». Nier la laideur au motif qu’elle relèverait de la subjectivité, c’est « nier toute la dimension culturelle de l’homme ».
Pour Yvan Gradis, qui – après ce qu’il appelle « la débâcle politique de l’année 2011 » (celle de la réforme de la loi sur la publicité et de la révision du règlement local de publicité de Paris) – dit avoir « plutôt envie de vomir que de disserter », « le coupable (du désastre), c’est moi, quand je n’agis pas ».
Pour Pierre-Jean Delahousse, qui évoque l’échec du Grenelle, mais aussi les 60 victoires judiciaires remportées par l’association, « justement, si une "poignée" de militants dépourvus de moyens financiers peut aboutir à de tels résultats, c’est que tous les espoirs sont permis. »