Samedi 5 septembre à 16 h 30, l’association recouvrira symboliquement des panneaux pour dénoncer les ravages de l’affichage publicitaire et interpeller les élus.
Par cette action spectaculaire et pacifique, l’association veut dénoncer la prolifération de l’affichage publicitaire illégal et surtout mettre les élus face à leurs responsabilités : le Règlement local de publicité intercommunal (RLPi) est approuvé depuis novembre 2024, mais de nombreux dispositifs demeurent en place alors qu’ils devraient être mis en conformité ou supprimés.
57 % des dispositifs violent le Code de l’environnement
Lors de l’élaboration du RLPi, Montluçon Communauté reconnaissait elle-même l’ampleur du problème. Dans un document préparatoire, 57 % des dispositifs publicitaires recensés présentaient au moins un motif de non-conformité avec le Règlement national de publicité.
Les élus communautaires avaient par ailleurs affiché une ambition claire : « Préserver/respecter la qualité de vie et la diversité des paysages », avec notamment l’objectif d’améliorer la qualité des entrées de ville et d’agglomération.
Le RLPi a été approuvé en novembre 2024.
Près de deux ans plus tard, Paysages de France constate pourtant que le paysage publicitaire n’a guère changé.
Des panneaux de 12 m² toujours présents sur les grands axes
Sur la RD 745, comme sur de nombreux axes majeurs, les panneaux publicitaires de 12 m² sont toujours omniprésents.
Pour Paysages de France, cette situation pose une question de fond : comment peut-on afficher dans le RLPi une ambition de préserver les entrées de ville de l’affichage publicitaire, alors même que la réglementation nationale n’y est pas appliquée ?
Depuis le 1er janvier 2024, les maires ou le président de l’EPCI sont chargés du pouvoir de police de la publicité.
En juin 2026, Paysages de France a donc interpellé les maires de Domérat et de Prémilhat, ainsi que le président de Montluçon communauté leur demandant d’exercer ce pouvoir afin de faire respecter le Code de l’environnement.
L’association n’a reçu aucune réponse de leur part.
« La France moche n’est pas une fatalité »
Pour Paysages de France, l’enjeu dépasse largement la question de quelques panneaux.
Des centaines de milliers de dispositifs publicitaires défigurent les paysages français, en particulier aux entrées des villes, dans les zones commerciales et le long des axes routiers les plus fréquentés.
Cette omniprésence publicitaire participe à ce que l’association dénonce comme le phénomène de la « France moche ».
Au-delà du saccage du paysage, c’est une incitation continuelle au gaspillage. Une incitation à la destruction des ressources de la planète. Une incitation à faire exactement l’inverse de ce que la transition écologique et l’urgence climatique nous imposent de faire pour sauver la planète.
Une action symbolique pour rappeler aux élus leur obligation de respecter la loi
Samedi, en recouvrant symboliquement des panneaux publicitaires, Paysages de France entend donc rendre visible ce que les règlements et les discours officiels ne doivent pas masquer :
Les paysages ne se protègent pas avec des orientations sur le papier, mais avec des décisions et des contrôles sur le terrain.
L’association demande aux élus de faire appliquer sans délai le Code de l’environnement en mettant à bas tous ces panneaux illégaux !
Rendez-vous samedi 5 septembre à 16 h 30 à Domérat et Prémilhat, près de l’hypermarché Auchan.
